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Félicitations à Julie Becam qui a remporté le 3ème prix de la communication orale aux 13èmes Journées Scientifiques du Cancéropole Nord-Ouest à Deauville (13-15 octobre 2021)

"L'activité physique réduit la cachexie observée après irradiation cérébrale chez le rat"

 

Le stress biologique fait peau neuve

Qu'est-ce que le « stress » vraiment ? De son origine terminologique en 1925 par Hans Selye à la notion de stress oxydatif en 1985, eustress et distress en 2007 et 2017 par Helmut Sies, et le concept intégratif d’Interactome des Espèces Réactives en 2017 par Cortese-Krott et al., le chemin n'est pas encore achevé. Initialement considéré comme le déséquilibre entre les espèces réactives de l'oxygène (ROS) et la défense antioxydante, le stress oxydatif a été trop largement étudié à travers la seule fenêtre ROS. Depuis l'intégration des ROS dans le système redox RSI plus complexe, comprenant des espèces réactives de l’azote (RNS) et les espèces réactives du soufre (RSS), tout le système redox est remanié et revisité.

 Dans l'article revue en Open Access Malard et al. de l'équipe CERVOxy, ISTCT, dans le prestigieux journal Antioxidants & Redox Signaling, un état de l'art complet est réalisé sur l’Interactome des Espèces Réactives.. De l'identification à la concentration et aux interactions, une version évoluée du RSI est proposée incluant les espèces carbonyls réactives (RCS) négligées. La revue qui propose une vue unifiée comprenant ROS, RNS, RSS, RCS et des enzymes clés, exhorte la communauté scientifique à considérer ensemble toutes les espèces réactives pour améliorer la compréhension de l’eustress et distress en physiologie et en pathologie.

La revue s'est concentrée sur l'un des organes les plus actifs métaboliquement et vitaux pour la survie, le cerveau, qui consomme 20 % de l'oxygène total du corps, 20 % de l'énergie du corps et qui est très sensible aux espèces réactives. De la neurogenèse adulte à la mort cellulaire et au vieillissement, en passant par la dépression, l'ischémie, les troubles neurodégénératifs et les cancers, la vision commune, pleinement revisitée, ouvre de nombreuses perspectives dans le cerveau, ainsi que dans les autres organes.

Malard E., Valable S., Bernaudin M., Pérès E., Chatre L. The Reactive Species Interactome in the brain. 2021, Antioxid Redox Signal, doi: 10.1089/ars.2020.8238. Online ahead of print.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34498917/

 

 

 

 

L'unité ISTCT, équipe CERVOxy, est lauréate de l'Appel d'offre Recherche fondamentale et translationnelle sur le cancer: étude de la résistance aux traitements - Fondation de France.

"Combinaison de l'hadronthérapie et de l'immunothérapie pour les tumeurs résistantes à l'irradiation cérébrale conventionnelle".

 

Fatéméh Dubois, Ludovic Galas, Nicolas Elie, Frank Le Foll, Céline Bazille, Emmanuel Bergot and Guénaelle Levallet

Centrosome, the newly identified passenger through Tunneling Nanotube, increases binucleation and proliferation marker in receiving cells.

International Journal of Molecular Sciences, in press

Les nanotubes de type 1 (TNT-1 : Tunneling Nanotubes) sont de longs prolongements cytoplasmiques assurant l'échange bidirectionnel de divers composants entre cellules distantes. Formés d'actine, de microtubules et de filaments intermédiaires, leur formation implique une réorganisation du cytosquelette, le support mécanique de cette communication intercellulaire. Pourtant, et bien que le centrosome soit le principal centre organisateur des microtubules, la relation entre le centrosome et les TNT-1 n’avait jamais été explorée. Nous fournissons ici la première preuve d'une part de l'implication des centrosomes dans la formation des TNT-1 en démontrant leur localisation au point de genèse des TNT-1, et d'autre part du recours du centrosome au TNT-1, en observant le mouvement de centrosome à travers des TNT-1 issus de cellules en voie de transformation et présentant un excès de centrosome. Nous émettons ainsi l'hypothèse que les TNT-1 pourraient permettre le transfert de centrosomes surnuméraires vers d'autres cellules et ainsi, protéger les cellules malignes contre l'amplification aberrante des centrosomes, et/ou contribuer à altérer les cellules saines de l'environnement tumoral. En effet, nous avons observé la bi-nucléation et l'augmentation des marqueurs de prolifération (Ki67) dans les cellules réceptrices. Le fait que le centrosome puisse être à la fois la base et l'utilisateur des TNTs-1 offre de nouvelles perspectives et de nouvelles opportunités à suivre afin d'améliorer notre connaissance des mécanismes physiopathologiques sous contrôle des TNT.

 

L'unité ISTCT, équipe CERVOxy est lauréate de l'appel à projets génériques AAPG 2021 ANR pour son projet MAESTROVE

"Une thérapie matricielle pour optimiser la thérapie basée sur les vésicules extracellulaires dérivées de MSC pour protéger et réparer le cerveau ischémié"

https://anr.fr/fr/detail/call/appel-a-projets-generique-2021/?tx_anrprojects_request%5Baction%5D=show&cHash=16674fce7ebadc3329d8e0c319f14624